Il y a des séries que l’on regarde par curiosité, d’autres par habitude… et puis il y a celles qui nous accompagnent longtemps, même après le générique final. The 100 fait clairement partie de cette dernière catégorie.
Quand j’ai lancé le premier épisode, je m’attendais à une série pour ados, un peu formatée, avec de beaux visages et des enjeux simplistes. Autant le dire tout de suite : je me suis trompée. Très vite, The 100 dépasse son apparente étiquette “young adult” pour proposer une réflexion brutale sur la survie, le pouvoir, la responsabilité et le prix des décisions.
C’est une série imparfaite, parfois frustrante, mais profondément marquante. Et si elle continue d’être autant recherchée, commentée et débattue, ce n’est clairement pas un hasard.
💡 L’article en bref
➕ Une série post-apocalyptique bien plus profonde qu’elle n’y paraît
➕ Des personnages qui évoluent radicalement au fil des saisons
➕ Des choix moraux forts, parfois dérangeants
➕ Une narration ambitieuse, inégale mais marquante
➕ Une série qui divise… et qui reste en tête longtemps après le dernier épisode

Synopsis
97 ans après une apocalypse nucléaire ayant ravagé la Terre, les derniers survivants de l’humanité vivent dans une station spatiale appelée l’Arche. Les ressources s’amenuisent et la survie devient chaque jour plus fragile.
Pour tester l’habitabilité de la planète, 100 jeunes délinquants sont envoyés sur Terre. Officiellement, c’est une mission scientifique. Officieusement, c’est une condamnation à mort déguisée.
Mais la Terre n’est pas aussi déserte qu’ils l’imaginaient…
🧭 Une série post-apocalyptique pas comme les autres
Ce qui distingue The 100 d’autres séries du genre, c’est sa volonté constante de poser une question simple mais vertigineuse :
jusqu’où peut-on aller pour survivre ?
Ici, il n’y a pas de bons ou de méchants clairement définis. Chaque camp a ses raisons, ses peurs, ses sacrifices. Et surtout, chaque décision a des conséquences, souvent irréversibles.
La série joue énormément sur cette ambiguïté morale, ce qui la rend parfois inconfortable… mais aussi terriblement captivante.
📺 Détail des saisons : une montée en intensité… puis une prise de risque
Saison 1 : la survie à l’état brut
La première saison pose les bases : des adolescents livrés à eux-mêmes, une nature hostile et des tensions internes permanentes. Le ton est encore hésitant, mais les fondations sont solides.
C’est une saison d’apprentissage, parfois maladroite, mais essentielle pour comprendre la suite.
Saison 2 : le vrai tournant
Pour moi, l’une des meilleures saisons. L’introduction du Mont Weather apporte une complexité morale incroyable. Les choix deviennent plus sombres, les sacrifices plus lourds.
C’est à ce moment précis que The 100 cesse d’être une série “ado” pour devenir une vraie série de science-fiction adulte.
Saison 3 : diviser pour mieux questionner
Une saison clivante, souvent critiquée, mais audacieuse. La thématique de l’intelligence artificielle et du libre arbitre apporte une nouvelle dimension philosophique.
Tout ne fonctionne pas, mais la prise de risque est réelle.
Saison 4 : survivre encore, autrement
Retour à une urgence plus concrète : une nouvelle apocalypse imminente. La série recentre ses enjeux et renforce la tension.
Les personnages sont fatigués, brisés, transformés. Et ça se ressent.
Saison 5 : le poids du pouvoir
Le saut temporel change totalement la dynamique. Les personnages ne sont plus des enfants perdus, mais des leaders marqués par leurs choix passés.
C’est une saison dure, parfois étouffante, mais fascinante sur la notion de pouvoir.
Saison 6 : nouveau monde, nouvelles règles
Un décor inédit, une ambiance presque mystique. La série se réinvente, quitte à dérouter.
Personnellement, j’ai apprécié cette tentative de renouveau, même si elle demande un réel investissement du spectateur.
Saison 7 : une conclusion ambitieuse (et controversée)
La dernière saison divise énormément. Elle pousse les concepts très loin, parfois trop. Mais elle reste fidèle à l’ADN de la série : questionner l’humanité dans ce qu’elle a de plus fragile.
🪐 Analyse poussée des personnages de The 100
👑 Personnages principaux – survivants, leaders et anti-héros
S’il y a bien une raison pour laquelle The 100 reste en mémoire, ce n’est pas seulement pour son univers post-apocalyptique, mais pour la manière dont la série traite ses personnages. Ici, personne ne reste intact. Personne ne ressort indemne des décisions prises. Et surtout, personne n’est figé dans un rôle.
Au fil des saisons, les personnages évoluent, régressent, se perdent, se relèvent. Ils deviennent parfois méconnaissables — et c’est précisément ce qui rend la série aussi fascinante.
🌿 Clarke Griffin : porter le poids du monde sur ses épaules
Clarke est, à mes yeux, le cœur moral de The 100, même quand cette morale devient floue. Dès la première saison, elle endosse un rôle de leader qu’elle n’a jamais réellement choisi. Ce qui la distingue, ce n’est pas son autorité, mais sa capacité à prendre des décisions impossibles… et à en assumer seule les conséquences.
Au fil des saisons, Clarke devient de plus en plus solitaire. Chaque choix qu’elle fait la rapproche un peu plus de cette figure tragique : celle qui sacrifie tout, y compris son image, pour sauver le plus grand nombre. Elle est souvent jugée, parfois détestée, mais rarement comprise.
Ce que j’ai trouvé particulièrement fort, c’est que la série ne cherche jamais à la rendre héroïque. Clarke est épuisée, brisée, rongée par la culpabilité. Elle fait des erreurs. Elle agit parfois par peur. Et pourtant, elle continue d’avancer.
C’est un portrait de leadership féminin rare, complexe et profondément humain.
Clarke est le personnage central et le moteur moral de la série. Elle incarne la responsabilité écrasante : à chaque décision qu’elle prend, elle sauve certains et en condamne d’autres. Son arc narratif explore la tension entre humanité et pragmatisme.
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Début de la série : jeune adolescente, elle apprend à survivre et à devenir leader. Elle est guidée par un idéal moral fort, mais parfois naïf.
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Saisons intermédiaires : Clarke prend des décisions de plus en plus lourdes, y compris l’usage de la force létale contre ses propres amis pour protéger le groupe. La fameuse décision de lancer la bombe nucléaire sur Mount Weather la marque profondément.
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Saison finale : Clarke devient une figure quasi-mythique, fatiguée par les pertes successives, mais toujours capable de compassion. Son leadership est désormais teinté de réalisme : elle sait que certaines vies doivent être sacrifiées pour le plus grand bien.
💡 Clarke représente le poids de la moralité dans un monde sans règles. Chaque choix qu’elle fait questionne ce qu’on est prêt à sacrifier pour survivre.
🔥 Bellamy Blake : le combat permanent entre le cœur et la raison
Bellamy est sans doute l’un des personnages les plus conflictuels de la série. Au départ animé par un instinct de protection presque animal envers sa sœur, il évolue vers une figure de leader charismatique, mais souvent tiraillée.
Ce qui rend Bellamy si intéressant, c’est sa perméabilité aux influences extérieures. Là où Clarke agit seule, Bellamy cherche l’approbation, le collectif, parfois au détriment de son propre jugement. Cette fragilité le rend attachant… mais aussi dangereux.
Son évolution n’est pas linéaire. Il avance, puis recule. Il apprend, puis répète les mêmes erreurs. Et c’est précisément ce réalisme qui le rend crédible. Bellamy incarne cette idée dérangeante que de bonnes intentions peuvent mener à des catastrophes.
Bellamy est l’alter ego de Clarke en matière de leadership, mais avec un angle émotionnel plus instinctif. Alors que Clarke calcule, Bellamy agit selon son cœur et sa loyauté envers les autres.
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Début : il est impulsif, enclin à protéger les faibles mais parfois violent.
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Évolution : il apprend à tempérer son impulsivité avec stratégie, notamment grâce à Clarke.
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Fin : il incarne l’anti-héros réformé : un homme capable de sacrifice, mais toujours imparfait. Sa relation avec Clarke symbolise la complémentarité entre cœur et tête dans la survie.
💡 Bellamy illustre l’idée que le pouvoir sans conscience peut être dangereux, mais que l’expérience et la loyauté permettent de le tempérer.
🩸 Octavia Blake : la transformation la plus radicale de la série
S’il ne devait y avoir qu’un seul arc narratif à retenir, ce serait celui d’Octavia. Introduite comme une jeune fille fragile, cachée, presque invisible, elle devient au fil des saisons une figure quasi mythologique.
Octavia est un personnage de survie pure. Là où d’autres s’accrochent à des principes, elle s’adapte, parfois de manière brutale. Sa transformation en Blodreina est choquante, dérangeante, mais terriblement cohérente.
Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, c’est que la série ne justifie pas ses actes, mais les contextualise. Octavia n’est ni une héroïne ni une antagoniste : elle est le produit d’un monde violent, d’un environnement qui ne laisse aucune place à la faiblesse.
Son arc pose une question centrale dans The 100 :
👉 à partir de quand la survie nous fait-elle perdre notre humanité ?
Octavia commence cachée sous le plancher, symbole de l’injustice et de la répression. Sa progression est l’une des plus spectaculaires de la série.
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Saison 1-2 : elle découvre sa force et sa capacité à se battre pour exister.
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Saisons 3-5 : elle devient « Blodreina », reine crainte mais respectée, explorant la corruption du pouvoir et la solitude du commandement.
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Fin : Octavia apprend que la puissance absolue est destructrice, mais qu’elle peut être réorientée pour protéger ce qui compte vraiment.
💡 Octavia explore l’ambiguïté morale et montre qu’on peut être à la fois héroïque et tragique.
👽 Jasper Jordan – l’innocence brisée
Jasper incarne la fragilité humaine dans un monde impitoyable. Son arc montre comment la guerre et la perte détruisent psychologiquement les individus.
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Début : il est charmant, naïf et protecteur.
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Saisons intermédiaires : il lutte avec la culpabilité, la dépression et les addictions après la guerre contre Mount Weather.
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Fin : sa trajectoire illustre les dommages invisibles de la survie. Il est le miroir de ce que signifie vivre avec la douleur et la mémoire de ceux qu’on n’a pas pu sauver.
💡 Jasper rappelle que survivre ne suffit pas : il faut aussi vivre avec ses choix.
🐍 John Murphy : de l’antipathie à la complexité
Murphy est probablement l’un des personnages les plus sous-estimés au départ. Présenté comme égoïste, violent et antipathique, il devient au fil des saisons étonnamment nuancé.
Ce que j’ai adoré chez Murphy, c’est qu’il ne prétend jamais être quelqu’un d’autre. Il agit par instinct de survie, sans se draper dans une morale qu’il ne possède pas. Et paradoxalement, cette honnêteté le rend plus humain que beaucoup d’autres.
Son évolution est subtile, moins spectaculaire que celle d’Octavia, mais tout aussi intéressante. Murphy survit, encore et encore, et apprend à créer des liens là où il n’y croyait plus.
🖤 Clarke & Bellamy ensemble – un duo complémentaire
Leur dynamique illustre un point clé : dans The 100, aucun leadership n’est parfait. L’un tempère l’autre, mais chaque décision laisse une cicatrice. Ensemble, ils représentent la tension entre idéal et pragmatisme.
🌌 Personnages secondaires – piliers, ombres et catalyseurs
⚙️ Raven Reyes : l’intelligence face à l’injustice
Raven est l’un des personnages les plus aimés des fans, et ce n’est pas un hasard. Brillante, sarcastique, résiliente, elle représente la science et la logique dans un monde gouverné par la violence.
Mais ce qui rend Raven si touchante, c’est la cruauté avec laquelle la série la traite. Physiquement, mentalement, émotionnellement, elle est sans cesse mise à l’épreuve. Elle paie souvent pour des décisions qu’elle n’a pas prises.
Raven incarne cette voix morale qui rappelle sans cesse ce que les autres tentent parfois d’oublier : le prix humain des choix stratégiques. Elle est la conscience de la série, même lorsqu’elle est brisée.
Raven est un personnage central secondaire qui symbolise l’ingéniosité et le courage face à l’adversité. Son arc montre que la force n’est pas uniquement physique, mais réside dans la résilience et la créativité.
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Elle surmonte un handicap, construit des technologies pour sauver son groupe et devient le pilier technique de l’arche et de la Terre.
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Raven montre que le leadership peut être silencieux et que les héros ne sont pas toujours sur le champ de bataille.
🔷 Monty Green – l’intelligence morale
Monty incarne la réflexion et l’éthique dans un monde brutal. Ses inventions sauvent des vies, mais ses décisions sont souvent controversées. Il est l’exemple que le génie n’élimine pas la culpabilité. Monty reste fidèle à ses valeurs, même quand celles-ci le mettent en danger.
🔷 Abby Griffin – la mère et la scientifique
Abby est l’âme maternelle du groupe, mais également un symbole de la responsabilité scientifique et morale. Ses choix médicaux et scientifiques sauvent des vies, mais causent aussi des pertes.
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Elle montre que la maternité et la responsabilité éthique sont parfois en conflit, surtout dans un monde apocalyptique.
🔷 Marcus Kane – la rigidité transformée
Marcus incarne l’ordre et la loi. Au début, il est inflexible et autoritaire. Au fil des saisons, il devient plus empathique et stratégique, illustrant que l’expérience et l’échec peuvent tempérer la rigidité morale.
🔷 Lexa – la reine tragique
Lexa est un personnage secondaire mais central dans le développement de Clarke. Son arc explore le leadership et l’amour dans un contexte de guerre, montrant que même les puissants paient un prix personnel immense. Elle influence profondément Clarke sur la manière de concilier amour et devoir.
🔷 Les Grounders, Ice Nation et Skaikru – les forces collectives
Au-delà des personnages nommés, chaque faction secondaire représente une philosophie de survie. Les Grounders incarnent la tradition et le code moral ancestral ; Ice Nation la loyauté et la cruauté ; Skaikru la modernité et l’adaptabilité. Ces groupes enrichissent la série en fournissant des miroirs à chaque choix individuel des héros.
Analyse globale
L’incroyable force de The 100 réside dans la profondeur et la transformation de ses personnages. Chaque décision a des conséquences irréversibles, chaque perte forge ou brise un individu. La série ne cherche pas le manichéisme : il n’y a pas de héros parfait, pas de méchants purs. Même les secondaires sont traités avec nuance et cohérence psychologique.
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Clarke et Bellamy représentent le leadership moral et pragmatique.
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Octavia et Jasper incarnent l’évolution extrême sous la pression de la survie.
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Raven, Monty et Abby apportent des dimensions de résilience, d’intelligence et de cœur.
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Les antagonistes ou personnages collectifs posent des dilemmes éthiques qui interrogent le spectateur sur la nature humaine.
⚖️ Les figures d’autorité : Kane, Abby et Indra
Les adultes de The 100 jouent un rôle essentiel dans la réflexion globale de la série.
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Marcus Kane incarne l’évolution morale la plus marquante chez les adultes. De figure autoritaire rigide, il devient un défenseur de la rédemption et du dialogue.
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Abby Griffin, mère de Clarke, est un personnage profondément tragique. Médecin, mère, leader imparfaite, elle oscille constamment entre rationalité et émotion.
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Indra, cheffe guerrière, apporte une vision pragmatique, ancrée dans la tradition et l’honneur. Elle est l’un des rares personnages à conserver une certaine cohérence morale jusqu’au bout.
Ces personnages rappellent que le monde d’avant n’existe plus, et que chaque génération tente de reconstruire l’humanité à sa manière.
🌱 Ce que The 100 dit vraiment à travers ses personnages
À travers eux, la série pose une question centrale :
qu’est-ce qui fait de nous des humains lorsque les règles disparaissent ?
Il n’y a pas de réponses simples. Seulement des trajectoires brisées, des choix impossibles et des tentatives sincères de faire mieux… ou simplement de survivre.
Et c’est précisément pour ça que, malgré ses défauts, The 100 mérite d’être analysée comme une vraie œuvre culturelle, et pas seulement comme une série de divertissement.
🔷 Pour qui ?
- Pour les amateurs de séries post-apocalyptiques intelligentes
- Pour celles et ceux qui aiment les récits sombres et moraux
- Pour les spectateurs qui apprécient les personnages complexes
- Pour ceux qui n’ont pas peur de séries imparfaites mais ambitieuses
🔷 Pourquoi ça marche ?
- Parce que la série ose faire des choix radicaux
- Parce qu’elle traite ses personnages comme des humains, pas comme des archétypes
- Parce qu’elle ne rassure jamais totalement le spectateur
- Parce qu’elle questionne sans cesse la notion de bien et de mal
🔷 Mon avis
Regarder The 100, c’est embarquer dans une expérience émotionnelle et intellectuelle unique. La série ne se limite pas à la science-fiction ou au survivalisme post-apocalyptique : elle est avant tout une exploration profonde de la nature humaine, des dilemmes moraux et des structures sociales.
Ce qui m’a le plus frappée, c’est la complexité de ses personnages. Aucun protagoniste n’est parfait : Clarke prend des décisions difficiles et parfois choquantes, Bellamy navigue entre loyauté et impulsivité, Octavia se transforme sous la pression en une figure à la fois fascinante et terrifiante. Même les personnages secondaires, comme Raven ou Monty, sont finement écrits, avec leurs forces, leurs failles et leurs contradictions.
La série excelle dans la construction de son univers et de ses conflits. Les tensions entre Skaikru, les Grounders et l’Ice Nation ne servent pas uniquement le récit : elles posent des questions sur la justice, la loyauté, le pouvoir et la survie collective. Chaque affrontement, chaque alliance et chaque trahison ont des conséquences réelles et souvent tragiques, ce qui rend l’histoire extrêmement crédible et immersive.
Un autre point fort est l’évolution psychologique des personnages au fil des saisons. On voit la maturation, la corruption, la résilience ou la destruction de chacun, souvent en parallèle avec l’évolution du monde qui les entoure. La série ne se contente jamais de montrer la violence ou le chaos : elle explore l’impact émotionnel et moral de chaque choix, ce qui la rend profondément humaine.
Enfin, The 100 fonctionne parce qu’elle pose constamment des questions : jusqu’où peut-on aller pour survivre ? Peut-on rester humain dans un monde qui ne l’est pas ? Comment concilier loyauté et éthique, amour et devoir ? La série n’offre pas de réponses faciles, et c’est exactement ce qui la rend captivante et mémorable. Elle nous force à réfléchir, à nous interroger sur nos propres choix et nos valeurs.
En résumé, The 100 est une série intelligente, intense et émotionnellement puissante, capable de mélanger action, drame et réflexion philosophique. C’est une œuvre qui laisse une trace durable parce qu’elle interroge ce que signifie être humain dans un monde qui semble l’avoir oublié.
💡 Pour moi, c’est cette profondeur morale et psychologique, alliée à des arcs de personnages nuancés et des dilemmes constants, qui fait de The 100 bien plus qu’une série post-apocalyptique : c’est une réflexion sur la survie, l’amour et le prix de nos choix.
🌌 The 100, au-delà de la survie
Quand on referme le dernier épisode de The 100, il ne reste pas seulement l’adrénaline des batailles ou la tension des conflits. Il reste une interrogation profonde sur ce que signifie survivre en étant humain. La série ne se contente pas de raconter l’histoire de jeunes délinquants envoyés sur une Terre post-apocalyptique : elle explore comment la peur, la loyauté, l’amour et la responsabilité façonnent chacun de nous.
Clarke, Bellamy, Octavia et tous les personnages secondaires ne sont pas des héros parfaits. Ils sont des reflets de nos contradictions : l’instinct de survie qui entre en conflit avec l’éthique, l’amour qui se mêle à la peur, la loyauté qui se heurte à la trahison. Les décisions qu’ils prennent laissent des cicatrices — parfois visibles, souvent invisibles — et c’est cette nuance humaine, jamais édulcorée, qui rend la série si intense.
The 100 pose des questions plus grandes que la simple survie : qu’est-ce que cela signifie de protéger ceux que l’on aime, quand le monde semble vouloir nous en empêcher ? Comment transmettre nos valeurs à ceux qui grandissent dans le chaos ? Chaque saison approfondit ces dilemmes, révélant que les choix difficiles laissent des marques indélébiles, non seulement sur les survivants, mais aussi sur le spectateur.
Au fil des saisons, on voit les personnages évoluer, se briser et se reconstruire. Clarke devient une figure de conscience et de pragmatisme, Bellamy apprend que l’amour et la loyauté sont des forces complexes, Octavia incarne la tension entre pouvoir et solitude. Même les secondaires, comme Raven, Monty ou Abby, enrichissent la série par leur résilience, leur intelligence et leur humanité.
Et si la série a un véritable héritage, c’est celui de la réflexion qu’elle provoque. Elle nous rappelle que la survie n’est jamais simple, que la loyauté est parfois douloureuse, que la famille peut être un refuge mais aussi une cage. Elle nous interpelle sur notre propre manière de faire face aux choix impossibles, sur la manière dont nous assumons nos responsabilités et nos erreurs.
En refermant cette page, je reste avec l’image d’un monde brutal mais fascinant, où chaque décision compte, chaque vie a un prix et chaque choix nous définit. The 100 ne cherche pas à apaiser ou à donner des réponses toutes faites. Elle nous pousse à nous interroger, à ressentir, à comprendre. Et c’est exactement ce que fait une grande série : elle reste longtemps dans l’esprit et le cœur, bien après le dernier générique.
Ma note
♥️♥️♥️♥️♥️ (5/5)
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